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Ankara convoque un émissaire français pour “propagande” après l’attaque des Kurdes de Paris

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La Turquie a convoqué lundi l’ambassadeur de France pour “propagande anti-turque” selon laquelle les autorités françaises n’auraient rien fait pour arrêter après le meurtre de trois Kurdes à Paris.

La fusillade de vendredi a été suivie de jours de manifestations de  groupes kurdes et de leurs partisans dans la capitale française.

Certains des manifestants ont agité des drapeaux du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) – désigné comme organisation terroriste par la Turquie et ses alliés occidentaux. 

D’autres tenaient des banderoles avec des slogans accusant la Turquie d’être un État tueur et liés à la fusillade.

Une source diplomatique turque a déclaré que l’ambassadeur de France avait été convoqué au ministère des Affaires étrangères pour avoir prétendument échoué à arrêter la “propagande noire” promue par le PKK.

“Nous avons exprimé notre mécontentement face à la propagande noire lancée par les cercles du PKK contre notre pays et au fait que le gouvernement français et certains politiciens soient utilisés comme un outil dans cette propagande”, a déclaré la source.

La source a allégué que les fausses allégations du PKK ont été utilisées “par des responsables du gouvernement français et certains politiciens” contre Ankara.

Relations tendues

“Nous attendons de la France qu’elle agisse avec prudence face à l’incident susmentionné”, a déclaré la source.

Les relations de la Turquie avec la France ont été entachées par leurs positions opposées sur le conflit en Syrie et une série d’autres différends régionaux.

Les manifestations ont éclaté après qu’un Français blanc de 69 ans a ouvert le feu sur un centre culturel kurde à Paris.

Le suspect a avoué une haine “pathologique” des étrangers.

La fusillade survenue vendredi dans un centre culturel kurde et un salon de coiffure à proximité a semé la panique dans le 10e arrondissement animé de la ville, qui abrite de nombreux magasins et restaurants et une importante population kurde.

La violence a ravivé le traumatisme de trois meurtres non résolus de Kurdes en 2013 que beaucoup imputent à la Turquie.

Lundi plusieurs centaines de personnes ont défilé dans le 10e arrondissement, scandant “Nos martyrs ne meurent pas” en kurde et réclamant “vérité et justice”.

“Nous avons décidé de venir dès que nous avons entendu parler de l’attentat terroriste de vendredi”, a déclaré à l’AFP une jeune femme, refusant de donner son nom par crainte de représailles.

“Nous avons peur de la communauté turque et des services secrets.”

Le PKK mène depuis des décennies une insurrection contre l’État turc qui a fait des dizaines de milliers de morts.

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